Femmes autochtones: nouvelle équipe de recherche à l'UQAT


Publié le 9 mars 2017

La professeure Suzy Basile dirige le Laboratoire Akwatisiw.

©Photo gracieuseté - Genevieve Lagrois

C'est la veille de la Journée internationale des femmes que l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue a annoncé la création du Laboratoire de recherche sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones – Akwatisiw, dirigé par la professeure Suzy Basile.

L'idée, c'était vraiment de fédérer les efforts et de se donner les outils pour continuer ce qui est déjà entamé Suzy Basile

«Akwatisiw, en langue Atikamekw, désigne une personne forte, alerte, qui reste debout, qui surveille et protège le territoire», peut-on lire dans le communiqué de l'UQAT.

La création d'un nouveau groupe de recherche vient répondre à une demande des Premiers Peuples en raison d'un déficit de production de recherches scientifiques sur les enjeux reliés aux femmes autochtones.

«C'est un secteur où il manque beaucoup de travaux, souligne la professeure Basile. Il s'agit de mettre les forces de chacune et de chacun en commun pour certains projets de recherche», explique celle qui travaille à mettre sur pied le laboratoire depuis plusieurs mois.

Le processus menant à la reconnaissance de l'initiative par l'université aura été relativement rapide. «L'Université était déjà très ouverte à la proposition et avec les appuis reçus, les choses se sont vite enclenchées, se réjouit Mme Basile. Disons que les planètes se sont bien alignées.»

25 chercheurs

Suzy Basile a regroupé plus de 25 chercheurs et chercheuses provenant de diverses universités, dont cinq de l'UQAT. «On veut faire cela en partenariat avec les associations autochtones. C'est leurs besoins en recherche qui vont primer avant tout et ce n'est donc pas moi qui vais élaborer la programmation de recherche, mais bien les organisations qui aiguilleront la recherche qu'on va faire», indique la chercheuse.

Au moment d'écrire ces lignes, l'Association des femmes autochtones du Québec, le Cree Women of Eeyou Istchee Association, l'Association des femmes inuit du Nunavik-Saturviit, l'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador, la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, le Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec, le Réseau DIALOG et l'Institut nordique du Québec comptaient parmi les partenaires du nouveau laboratoire.