Un festival pour donner le goût des mines aux jeunes

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc Publié le 18 janvier 2016

«La plupart des événements miniers majeurs se tiennent à l’extérieur de l’Abitibi, qui est pourtant née grâce aux mines. On a donc voulu rendre hommage aux travailleurs passés, mais aussi présents», a souligné le président du RTM, Sylvain Racine (à gauche), posé en compagnie du vice-président, Yvon Bourgouin.

©Photo TC Media - Patrick Rodrigue

Moins de deux semaines avant le lancement officiel de ses activités, le Regroupement des travailleurs miniers (RTM) compte déjà quelque 25 membres, auxquels on peut ajouter quelques centaines d’appuis informels.

«On a 25 personnes qui ont payé leur adhésion, mais on serait déjà quelques centaines en comptant si on calculait les intentions, a indiqué le président de l’organisme Sylvain Racine. Comme plusieurs nous ont dit qu’ils préféraient payer en personne lors du lancement officiel, on s’attend à ce que nos rangs grandissent pas mal vite.»

Il est crucial de montrer à la population d’où l’on vient, où l’on est présentement et où l’on s’en va

Yvon Bourgouin

Un aspect social prédominant

Le RTM est né d’une idée de M. Racine, un Rouynorandien mineur et contremaître de relève à la mine Macassa de Kirkland Lake Gold à Kirkland Lake. Après avoir participé à plusieurs expositions commerciales minières dans le Nord-Est ontarien, il a voulu en organiser une dans sa ville.

«La différence majeure avec les autres événements du genre, c’est que là où ceux qui les organisent le font habituellement pour faire de l’argent, nous, ce sera sans but lucratif, a précisé Yvon Bourgouin. Nos activités consisteront d’abord et avant tout à expliquer aux gens la réalité des mines d’aujourd’hui. Nous sommes LA région minière du Québec, alors nous estimons qu’il est crucial de montrer à la population d’où l’on vient, où l’on est présentement et où l’on s’en va.»

Les éventuels bénéfices de cet événement seraient d’ailleurs redistribués dans la communauté. «On pourrait, par exemple, contribuer aux bourses pour les étudiants en Technologie minérale du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue», a proposé Sylvain Racine. «Ce volet social, c’est quelque chose qu’on ne voit pas dans les autres activités du genre», a ajouté M. Bourgouin.

Du jamais vu en Abitibi

La première édition de cet événement devrait voir le jour en juin 2017. Il prendra la forme d’une exposition commerciale combinée à une compétition minière.

«On veut notamment amener de la machinerie lourde pour que les gens comprennent bien avec quoi nous travaillons, chose qu’on ne voit que rarement dans les autres salons, a mentionné M. Racine. À notre connaissance, ce serait du jamais vu dans la région.»

Quant aux compétitions, elles pourraient aller des concours de forage à ceux de sauvetage minier, le tout en plein air, à la surface. «On veut que toute la famille puisse assister à ça, a fait savoir Yvon Bourgouin. Et pour ajouter une touche de défi, nous sommes en pourparlers avec des mineurs de Sudbury et Timmins pour y ajouter un volet interprovincial.

«Nous, les mineurs, on aime ça, les challenges, a signalé Sylvain Racine. Et si on peut allumer une étincelle chez nos jeunes, c’est autant d’expertise qu’on garde chez nous plus tard.»

Un rêve réellement réalisable

La soirée de lancement du RTM aura lieu le vendredi 29 janvier à compter de 17h à la Scène Paramount de Rouyn-Noranda. Le cocktail sera agrémenté d’une soirée musicale et de plusieurs surprises. Le coût a été fixé à 30 $ et à 50 $ incluant la carte de membre.

«Nos projets peuvent paraître comme des rêves, mais avec les sept passionnés qui forment notre exécutif et qui viennent de toutes les facettes du monde minier, que ce soit une géologue, des mineurs, un technicien minier ou encore un enseignant du Cégep, nous savons que c’est réalisable», a assuré M. Bourgouin.

Le RTM possède sa page Facebook ainsi qu’un site internet, accessible au www.rtm-mwg.ca. On peut le contacter par courriel au info@rtm-mwg.ca.

En manchette

Un festival pour donner le goût des mines aux jeunes

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc Publié le 18 janvier 2016

«La plupart des événements miniers majeurs se tiennent à l’extérieur de l’Abitibi, qui est pourtant née grâce aux mines. On a donc voulu rendre hommage aux travailleurs passés, mais aussi présents», a souligné le président du RTM, Sylvain Racine (à gauche), posé en compagnie du vice-président, Yvon Bourgouin.

©Photo TC Media - Patrick Rodrigue


Moins de deux semaines avant le lancement officiel de ses activités, le Regroupement des travailleurs miniers (RTM) compte déjà quelque 25 membres, auxquels on peut ajouter quelques centaines d’appuis informels.

«On a 25 personnes qui ont payé leur adhésion, mais on serait déjà quelques centaines en comptant si on calculait les intentions, a indiqué le président de l’organisme Sylvain Racine. Comme plusieurs nous ont dit qu’ils préféraient payer en personne lors du lancement officiel, on s’attend à ce que nos rangs grandissent pas mal vite.»

Il est crucial de montrer à la population d’où l’on vient, où l’on est présentement et où l’on s’en va

Yvon Bourgouin

Un aspect social prédominant

Le RTM est né d’une idée de M. Racine, un Rouynorandien mineur et contremaître de relève à la mine Macassa de Kirkland Lake Gold à Kirkland Lake. Après avoir participé à plusieurs expositions commerciales minières dans le Nord-Est ontarien, il a voulu en organiser une dans sa ville.

«La différence majeure avec les autres événements du genre, c’est que là où ceux qui les organisent le font habituellement pour faire de l’argent, nous, ce sera sans but lucratif, a précisé Yvon Bourgouin. Nos activités consisteront d’abord et avant tout à expliquer aux gens la réalité des mines d’aujourd’hui. Nous sommes LA région minière du Québec, alors nous estimons qu’il est crucial de montrer à la population d’où l’on vient, où l’on est présentement et où l’on s’en va.»

Les éventuels bénéfices de cet événement seraient d’ailleurs redistribués dans la communauté. «On pourrait, par exemple, contribuer aux bourses pour les étudiants en Technologie minérale du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue», a proposé Sylvain Racine. «Ce volet social, c’est quelque chose qu’on ne voit pas dans les autres activités du genre», a ajouté M. Bourgouin.

Du jamais vu en Abitibi

La première édition de cet événement devrait voir le jour en juin 2017. Il prendra la forme d’une exposition commerciale combinée à une compétition minière.

«On veut notamment amener de la machinerie lourde pour que les gens comprennent bien avec quoi nous travaillons, chose qu’on ne voit que rarement dans les autres salons, a mentionné M. Racine. À notre connaissance, ce serait du jamais vu dans la région.»

Quant aux compétitions, elles pourraient aller des concours de forage à ceux de sauvetage minier, le tout en plein air, à la surface. «On veut que toute la famille puisse assister à ça, a fait savoir Yvon Bourgouin. Et pour ajouter une touche de défi, nous sommes en pourparlers avec des mineurs de Sudbury et Timmins pour y ajouter un volet interprovincial.

«Nous, les mineurs, on aime ça, les challenges, a signalé Sylvain Racine. Et si on peut allumer une étincelle chez nos jeunes, c’est autant d’expertise qu’on garde chez nous plus tard.»

Un rêve réellement réalisable

La soirée de lancement du RTM aura lieu le vendredi 29 janvier à compter de 17h à la Scène Paramount de Rouyn-Noranda. Le cocktail sera agrémenté d’une soirée musicale et de plusieurs surprises. Le coût a été fixé à 30 $ et à 50 $ incluant la carte de membre.

«Nos projets peuvent paraître comme des rêves, mais avec les sept passionnés qui forment notre exécutif et qui viennent de toutes les facettes du monde minier, que ce soit une géologue, des mineurs, un technicien minier ou encore un enseignant du Cégep, nous savons que c’est réalisable», a assuré M. Bourgouin.

Le RTM possède sa page Facebook ainsi qu’un site internet, accessible au www.rtm-mwg.ca. On peut le contacter par courriel au info@rtm-mwg.ca.