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«Le système de santé est malade»

François Gendron critique les problèmes de soins de santé


Publié le 14 septembre 2017

François Gendron espère que les nombreux projets promis par le gouvernement libéral se concrétiseront tel que promis.

©Photo TC Media - Marc-André Gemme

Le député d’Abitibi-Ouest et vice-président de l’Assemblée nationale, François Gendron, a répondu aux propos tenus par le Premier ministre Couillard en regard au système de santé lors de son passage dans la région le 13 septembre.

«Il y a un malaise profond et de nombreuses inquiétudes légitimes, a affirmé le député. Lorsque l’Alliance rappelle au gouvernement que la population de l’Abitibi-Témiscamingue n’accepte pas d’être traitée comme citoyens de deuxième ordre, c’est parce qu’il s’est passé pas mal de situations qui leur permettent de porter ce jugement-là, et je le cautionne.»

Selon lui, les parents et les citoyens sont inquiets parce qu’ils vivent avec les conséquences des compressions. «Les travailleurs et travailleuses du système de santé vivent également dans l’inquiétude face à leur avenir», a-t-il ajouté.

Il cite de nombreux exemples qui touchent directement l’Abitibi-Témiscamingue et blâme l’inaction du gouvernement Couillard face à ces problèmes. «Le premier ministre nous affirme que son gouvernement veut s’assurer qu’il n’y aura pas d’impacts sur les patients, a raconté M. Gendron. J’ai rarement vu une affirmation avec autant de conséquences et qui ne correspond pas à la dure et froide réalité.»

Pédopsychiatres

Il donne en exemple la démission récente de deux pédopsychiatres du Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT). «Pensez-vous que le départ de ces deux pédopsychiatres n’inquiète pas?, a demandé François Gendron. Ce genre de spécialiste ne se trouve pas au coin d’une rue.»

Il explique également que le départ de l’ancien PDG du CISSSAT, Jacques Boissonneault, était prévisible. «Il m’a dit qu’il avait quitté son poste parce qu’il n’était plus capable et craignait pour sa santé, il a dit qu’avec les compressions budgétaires du gouvernement Couillard, il y aurait trop de conséquences», a affirmé M. Gendron.

Soins à domicile

«J’ai beaucoup de problèmes avec un gouvernement qui empêche la direction régionale de travailler intelligemment», a lancé François Gendron.

Quelques jours avant la tenue de son point de presse, le député a reçu une lettre du PDG actuel du CISSSAT, Yves Desjardins. «Il m’explique dans cette lettre que le cadre de référence du programme de soutien à domicile n’est pas encore disponible et qu’il ne sera pas mis en place avant 2018», a-t-il indiqué.

La radiothérapie

«Ce dossier-là n’a pas de bon sens, le ministre nous a annoncé ce matin qu’il nous annonçait qu’il allait annoncer d’ici quelques semaines ce que j’ai déjà annoncé trois fois, a lancé le député d’Abitibi-Ouest. Je ne veux plus d’annonces, je veux un chantier!»

Il déplore le fait que le ministère ait annoncé à de nombreuses reprises, depuis plusieurs années, la mise en place d’un centre de radiothérapie à Rouyn-Noranda. «En mai 2016, il nous annonçait qu’il y aurait six mois de retard, un an plus tard en mai 2017 on nous annonce encore des retards, a souligné M. Gendron. Encore ce matin, il ne nous annonce pas qu’il ira en appel d’offres pour la construction du centre, il nous dit qu’il nous fera une annonce dans quelques semaines.»

Le CHSLD de Macamic

En 2007, l’ancien ministre de la Santé sous le gouvernement Charest, Philippe Couillard, avait annoncé l’adoption des plans techniques pour la rénovation du CHSLD de Macamic. «Le plan était accepté, on nous disait qu’il fallait rénover le centre de Macamic, mais on nous a présenté un deuxième plan, puis un troisième, mais toujours pas de travaux», a critiqué François Gendron.

Il a récemment reçu une lettre de François Dion et Hélène Desjardins qui explique qu’une décision n’a pas encore été prise sur la nature des travaux qui seront faits, malgré les indications claires de la direction régionale.

«Pourquoi ne pas annoncer les travaux? Les crédits sont là, c’est prévu depuis des années, les besoins sont là et l’instance régionale affirme que le besoin est urgent», a affirmé M. Gendron.