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L’aménagement du territoire préoccupe les maires du Témiscamingue

Conseil des maires en bref


Publié le 20 avril 2017

Plusieurs points portant sur l'aménagement du territoire ont retenu l'attention des maires.

©TC Media - Lucie Charest

Le zonage des îlots déstructurés, le recensement des milieux humides et la filière hydroélectrique ont occupé une part importante des débats à la Table des maires du 19 avril.

Le préfet, Arnaud Warolin, a convaincu les maires de rejeter la nouvelle responsabilité que Québec impose sur les milieux humides et hydriques.
TC Media - Lucie Charest

«M. Coiteux nous avait promis qu’il ne nous donnerait pas de nouvelles responsabilités sans y associer une enveloppe pour l’administrer, et un point de la loi 132 fait exactement le contraire a déploré le préfet Arnaud Warolin en début d’assemblée. On nous demande de dresser un inventaire de nos milieux humides et hydriques et de le mettre à jour à tous les cinq ans. Ça se fait bien en milieu urbain, il n’y en a pas beaucoup, pas besoin d’ajouter de personnel. Mais ici, c’est loin d’être la même situation.» Après discussions, les maires ont unanimement rejeté d’un bloc cette nouvelle responsabilité.
Îlots déstructurés
Le moratoire de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) sur les demandes à portée collective a également soulevé l’ire des élus témiscamiens. Ceux-ci n’en revenaient tout simplement pas que ce dossier initié par quatre municipalités en 2010 n’ait toujours pas connu d’issue. Fabre, Moffet, Notre-Dame-du-Nord et Rémigny, avaient alors fait la demande d’autoriser la construction de résidences dans des portions de terrain situés en zone agricoles ne pouvant être cultivés. Environ 470 hectares situés aux abords des lacs avaient ainsi été identifiés.
«Nous leur avons envoyé des carte, depuis plusieurs mois et nous n’avons toujours pas de nouvelles, a dénoncé le préfet Warolin. C’est un manque de respect total envers nos petites communautés. Les grandes villes le font, mais nous on ne peut pas construire sur un cap de roche. C’est l’équivalent de 157 terrains où nous pourrions construire des maisons si on nous y autorisait.»
Il est à noter que l’article de loi 59 qui autorise la construction de maisons en zone agricole, ne modifie pas le zonage de l’endroit où la résidence est construite. Les règlements municipaux liés au zonage agricole continuent de s’appliquer au niveau notamment des odeurs et du bruit occasionné par les machines agricoles.
Plaidoyer pour l’ACTIA
Le maire de Ville-Marie, Bernard Flebus a invité les maires à donner un appui inconditionnel à l’ACTIA, un centre de jour pour adultes handicapés, qui se trouve présentement menacé de fermeture. «Nous avons adopté une résolution d’appui au conseil de Ville-Marie, mardi, a-t-il fait savoir. Le 29 avril, nous demanderons un coût d’entrée à notre vente de garage annuelle. Ces sommes de même que 25 % des revenus de l’encan seront donnés à l’organisme.» «L’appui du Conseil des maires touchera aussi des sommes qui doivent être récurrentes», a rajouté le préfet Warolin.
Parmi les autres points soulevés lors de la rencontre, les maires, après discussion, ont accepté qu’une somme de 8000 $ soit réservée sur une base annuelle pour la tenue des Finales régionales des Jeux du Québec qui se tiennent aux quatre ans sur le territoire. Le maire de Kipawa, Norm Young, a signifié aux autres maires qu’à la suite d’une rencontre formelle avec des gens de la communauté algonquine de Kebaowek, qu’ils s’opposeraient au projet de mini centrale hydroélectrique si son aménagement contrevenait à la protection environnementale du lac Kipawa.
 

C’est un manque de respect total envers nos petites communautés. Les grandes villes le font, mais nous on ne peut pas construire sur un cap de roche.

Arnaud Warolin

Bernard Flebus a invité ses pairs à appuyer l’ACTIA.

©TC Media - Lucie Charest