Malartic presse le gouvernement d'autoriser l'extension de la mine

Les élus veulent que le ministre prenne une décision dans les prochains jours


Publié le 14 mars 2017

Les élus affirment que si les autorisations ne sont pas délivrées d'ici quelques jours, les activités de construction seraient reportées en 2018.

©Photo gracieuseté

Le conseil municipal de Malartic a adopté une résolution mardi soir pour faire pression sur le gouvernement et plus particulièrement sur le ministre de l'Environnement afin qu'il autorise dans les prochains jours le projet d'extension de la mine Canadian Malartic.

Il y a une acceptabilité sociale à Malartic quant au projet d'extension de la mine Martin Ferron

Alors que la Cour supérieure entend cette semaine une demande d'Injonction visant la mine Canadian Malartic, les élus du conseil municipal demandent quant à eux au ministère de l'Environnement de recommander rapidement l'acceptation du projet d'extension de la mine Canadian Malartic. «Il y a une unanimité sociale quant aux performances environnementales de la mine Canadian Malartic», a notamment mentionné le maire Martin Ferron lors de la lecture de la résolution mardi soir.

Selon le maire, «tous les ministères sont favorables au projet», mais ce serait le ministre de l'Environnement, David Heurtel, qui tarderait à recommander au conseil des ministres d'autoriser l'extension. Il invite les élus des autres municipalités de la région à également faire pression sur les députés.

Le maire de Malartic, Martin Ferron.
Photo TC Média – Archives

Urgence d'agir, selon la Ville

Il y a urgence d'agir puisqu'une non-autorisation dans les prochains jours pourrait «avoir des conséquences économiques importantes et sociales», selon les élus.  «Nous comprenons que si les autorisations ne sont pas délivrées d'ici quelques jours, les activités de construction seraient reportées en 2018», a mentionné le maire.

M. Ferron a justifié cette affirmation en expliquant que si la décision n'était pas prise rapidement, cela empêcherait la mine de débuter leurs travaux durant l'été. «Après le décret, cela prend un permis pour faire les travaux et il peut prendre 90 jours à obtenir, a-t-il expliqué. La configuration de la fosse actuelle est faite en fonction que les travaux vont débuter cette année. Ce qui veut dire que la configuration de la fosse ne serait plus la même.» Il a également affirmé que le report du projet retarderait d'un an la création de 160 emplois. «On ne peut pas se permettre cela dans la région», a-t-il souligné

Il a également mis en garde le ministre sur les possibles conséquences qu'une telle situation pourrait avoir sur les citoyens qui émettent de vives critiques concernant la minière. «Ce report ostraciserait davantage les citoyens, les rendant imputables des délais, des pertes économiques et d'emplois. Nous souhaitons à tout prix éviter cette situation», a-t-il affirmé.

«Une référence»

Selon M. Ferron, la mine Canadian Malartic serait devenue la «référence au niveau des opérations au Québec.» «Si Québec n'est pas capable de leur émettre un permis, les autres (minières) ne viendront pas s'établir ici parce que la meilleure n'est pas capable d'avoir les permis», a-t-il vigoureusement affirmé. «On est derrière eux (Canadian Malartic), parce qu'ils respectent les règles, a-t-il mentionné. Ils respectent les normes environnementales. Ce n'était pas le cas dans le passé, mais maintenant c'est le cas.»