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La mine Goldex célèbre la mise en production d'une nouvelle zone


Publié le 30 août 2017

Frédéric Mercier-Langevin, directeur général de la mine Goldex.

©TC Média - Thomas Deshaies

Une journée porte ouverte était organisée mercredi par la mine Goldex afin de souligner la mise en production d'une nouvelle zone d'exploitation, Deep 1. 

Cette zone qui est située entre 850 mètres et 1 200 mètres en profondeur permettra de prolonger la durée de vie de la mine jusqu'en 2025. Le taux d'extraction est de 6 000 à 6 800 Tm/jour et la production commerciale a été atteinte en juillet dernier. «Seulement en investissement de construction, on parle de 160 M $, dont 80 % investis en région, souligne Frédéric Mercier-Langevin, directeur général de la mine Goldex. C'est aussi le maintien de 500 emplois et les redevances qui vont avec.»

Le projet Deep 1 est significatif pour GOLDEX, puisque ça allonge les opérations qui auraient dû se terminer cette année

Frédéric Mercier-Langevin

Pour l'occasion, les dirigeants de la mine ont invité les travailleurs et des membres de la communauté à prendre part à des festivités. Des visites de la mine étaient notamment organisées. «C'est vraiment l'occasion de donner une bonne tape dans le dos de nos travailleurs pour tout le travail qui a été fait dans les deux dernières années. C'était un travail titanesque pour mettre en production la zone Deep 1, explique M. Mercier-Langevin. C'est la construction d'une mine à l'intérieur d'une mine qui est en opération.»

D'autres secteurs sous la loupe

La compagnie minière a déjà ciblé plusieurs autres secteurs à exploiter, notamment la zone Deep 2. «On sait pertinemment aujourd'hui que le gisement se poursuit sous les limites du 1,2 km, qui est la limite de Deep 1, donc on va explorer cela activement dans les prochaines années», souligne M. Mercier-Langevin.

Une visite de la mine était organisée dans le cadre de la journée de festivités
Photo TC Média – Thomas Deshaies

Aucun plan n'est sur la table actuellement pour la réexploitation de la zone GEZ, dont l'exploitation avait été suspendue en 2014 en raison de l'affaissement du sol.  

D'autres secteurs sont toutefois dans l'œil de la multinationale. Le directeur général de la mine assure cependant que l'augmentation de la production de la mine ne causera pas de désagréments supplémentaires aux citoyens vivant non loin de la mine.  « Les activités actuelles (Deep 1) de la mine n'ont pas d'impacts nécessairement sur la surface», précise-t-il.

Un convoyeur nouveau genre

Le minerai de la zone Deep 1 sera transporté par le Rail-Veyor, un convoyeur nouveau genre. Fonctionnant à l'électricité, il contribue à la réduction de l'émission de gaz à effet de serre de la mine. De plus, il ne nécessite aucun conducteur, ce qui réduit donc les risques d'accidents. Finalement, le convoi effectue une boucle de 360 degrés pour le déchargement et aucun travailleur n'est affecté au déchargement.  

La plateforme d'arrivée du Rail-Veyor
Photo TC Média – Thomas Deshaies

Les convois sont d'une longueur de 160 m et se déplacent sur une distance de 3 km. «On est les premiers a exploiter le système Rail-Veyor de façon industrielle en Amérique, souligne M. Mercier-Langevin.  Il est capable de réaliser des courbes, contrairement aux convoyeurs réguliers.»

Akasaba Ouest: toujours en évaluation  

Le projet de mine d'or et de cuivre à ciel ouvert situé à quelque kilomètres de Val-d'Or est toujours en évaluation. Malgré l'annulation de la déportation des caribous dans le secteur, le directeur général de Goldex estime que ce revirement n'aura aucun impact sur l'acceptation du projet Akasaba Ouest. «Dans 100 % du travail qu'on a fait sur les plans de compensation, on a toujours assumé que les caribous restaient là, précise-t-il. Pour nous, ça ne change absolument rien. On continue avec les instances fédérales et provinciales dans le chemin qu'on avait déjà tracé avec eux.»

La multinationale espère être en mesure de débuter l'exploitation de la future mine d'Akasaba Ouest en 2019-2020. «Cela nous permettrait d'avoir une synergie avec notre projet Deep 1, et donc une usine qui marche à pleine capacité», conclut M. Mercier-Langevin.