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Terrains contaminés au Parc national d’Opémican


Publié le 18 juillet 2017

Les contaminants, dont plusieurs sont cancérigènes, sont principalement localisés dans le secteur de la pointe Opémican. Leur présence dans les sols et l’eau souterraine serait imputable aux activités de sciage et de flottage du bois qu’on y exerçait à la fin des années 1800 et au début des années 1900.

©MDDELCC

Des terrains situés dans le Parc national d’Opémican devront faire l’objet de travaux de réhabilitation en raison d’une contamination aux métaux et à divers hydrocarbures cancérigènes. Son ouverture partielle au grand public, prévue pour 2018, ne serait toutefois pas compromise.

Depuis le 26 juin 2017, ce parc national de 252,5 km2 créé le 19 décembre 2013 et situé au sud du Témiscamingue figure dans le Répertoire des terrains contaminés du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Les contaminants sont principalement localisés dans le secteur de la pointe Opémican. L’eau souterraine est contaminée au cuivre, tandis que les sols contiennent du plomb, du zinc, des produits pétroliers et plusieurs hydrocarbures aromatiques polycycliques, des substances cancérigènes.

Importance historique

«La contamination de ce terrain provient d’activités industrielles qui ont été réalisées sur le site depuis la fin des années 1880. On parle principalement d’un chantier naval, qui servait à l’approvisionnement des bateaux comme relais pour le flottage du bois, d’une scierie et d’un poste de distribution de carburant», a expliqué Claudia Durocher, conseillère en communication au MDDELCC.

Le secteur de la pointe Opémican doit éventuellement accueillir les visiteurs dans un ensemble de six bâtiments historiques qui seront restaurés. Une série de vestiges des activités de flottage du bois qu’on exerçait dans la région sera également préservée.

Selon le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, ce site présente d’ailleurs un intérêt majeur, autant pour l’histoire du développement du Témiscamingue que parce qu’on y retrouve parmi les derniers bâtiments encore debout témoignant du flottage du bois au Québec.

La mission ne sera pas compromise

La présence de contaminants, dont certains cancérigènes, dans le secteur, ne devrait cependant pas compromettre l’ouverture du parc, qui sera partiellement accessible au grand public dès 2018 pour l’être entièrement à compter de 2019, ni sa vocation de conservation et d’éducation.

«Des travaux de réhabilitation sont prévus pour rendre la qualité des sols propres aux usages prévus pour ces terrains, a assuré Mme Durocher. Une demande d’approbation de plan de réhabilitation nous a été déposée le 16 juin. Elle est actuellement en traitement par la direction régionale de l’Abitibi-Témiscamingue.»