La relance de plusieurs anciennes mines va bon train


Publié le 19 mai 2017

Le projet Estrades, dont on voit ici la rampe d’accès noyée, figure parmi les anciennes mines de la région qui pourraient éventuellement être remises en production. De 1990 à 1991, Ressources Breakwater en avait extrait 174 946 tonnes de minerai à une teneur de 12,9 % de zinc, 1,1 % de cuivre, 6,4 g/T d’or et 172,3 g/T d’argent. Les opérations ont cessé en raison des faibles prix des métaux à ce moment-là.

©Galway Metals

Le projet aurifère Val-d’Or Est, que Probe Metals développe sur le site de l’ancienne mine Béliveau, pourrait prendre de l’ampleur.

Les plus récents résultats de la campagne de forage réalisée par la société torontoise sur le gîte New Béliveau ont non seulement confirmé la continuité de la minéralisation, mais aussi son potentiel d’expansion.

Une zone à haute teneur a en effet été découverte à l’ouest du gîte. Elle a été définie sur plus de 300 mètres et jusqu’à 400 mètres de profondeur. «L’identification de nouvelles structures aurifères à haute teneur et de zones aurifères inconnues jusqu’à présent confirme le potentiel d’expansion des ressources minérales actuelles du projet», a indiqué David Palmer, PDG de Probe Metals.

Forte des résultats obtenus à ce jour, la société a décidé de faire passer son programme d’exploration de 2017 de 50 000 à 75 000 mètres. Le gîte New Béliveau contient à l’heure actuelle des ressources présumées de 770 000 onces d’or.

Galway confirme les hautes teneurs du projet Estrades

Galway Metals a obtenu des nouvelles encourageantes dans sa tentative de relancer l’ancienne mine polymétallique Estrades, située à 25 km à l’est de la mine Casa Berardi, au nord de La Sarre. Les ressources globales du projet totalisent présentement 222 979 onces d’or, 8 448 240 onces d’argent, 343 494 000 livres de zinc, 71 183 000 livres de cuivre et 25 636 000 livres de plomb.

Un programme de quelque 6500 mètres de forage a de nouveau confirmé la nature à haute teneur du dépôt, en plus d’en agrandir les limites. La zone principale s’étend maintenant sur une longueur de 400 mètres et jusqu’à 850 mètres sous la surface. Une autre zone, plus à l’est, mesure désormais 700 mètres et plonge jusqu’à 750 mètres de profondeur. Un deuxième programme de forage de 6000 mètres visera des cibles plus en profondeur.

Hautes teneurs en or au sud de Rouyn-Noranda

Ressources Yorbeau, qui a signé une entente de partenariat avec la multinationale minière Kinross Gold Corporation pour développer le projet Rouyn, au sud de Rouyn-Noranda, a récemment frappé plusieurs intervalles excédant 3 grammes d’or par tonne de minerai.

À ce jour, Kinross a complété 23 sondages, pour un total de 16 048 mètres. Deux secteurs ont été activement testés, soit Astoria et Lac Gamble, à des profondeurs allant de 600 à 700 mètres. Les nouveaux forages à Lac Gamble ont notamment délimité un couloir aurifère à haute teneur sur plus de 200 mètres de continuité verticale. Des forages sont présentement en cours pour en délimiter l’extension latérale.

Le projet Gladiator prend du poids à l’est de Quévillon

Le projet Gladiator, que BonTerra Resources développe à une centaine de kilomètres à l’est de Lebel-sur-Quévillon, continue à prendre de l’ampleur. Les forages réalisés par la société de Vancouver ont permis d’en agrandir les dimensions jusqu’à 1200 mètres de long par 850 mètres de profondeur. Au moins cinq horizons minéralisés différents ont été identifiés à ce jour. À l’heure actuelle, Gladiator renfermerait 273 000 onces d’or en ressources présumées.

De l’or dans une zone inexplorée

À l’est de Val-d’Or, Alexandria Minerals est parvenue à agrandir la zone minéralisée de son projet Orenada. Un trou de forage a notamment intercepté plusieurs veines à haute teneur en or à partir de 39 mètres et jusqu’à 256 mètres sous la surface. Cette carotte de 217 mètres de longueur a rapporté une teneur en or de 2,84 grammes par tonne de minerai. «Il s’agit des meilleurs résultats à ce jour, a commenté Eric Owens, PDG d’Alexandria. Ce qui est le plus encourageant, c’est qu’ils proviennent d’un secteur qui n’avait jamais été testé.»