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Sept ans sans accident indemnisable à la Fonderie Horne


Publié le 4 octobre 2017

«Avec les excellentes performances que nous enregistrons depuis maintenant sept ans, il n’est plus irréaliste de viser les 10 ans sans accident indemnisable», a lancé Claude Bélanger.

©TC Media - Patrick Rodrigue

Le 20 septembre a été une date très particulière dans l’histoire de la Fonderie Horne puisque, pour la première fois en 90 ans d’existence, le complexe de Glencore Canada à Rouyn-Noranda a franchi la barre des sept ans sans accident indemnisable.

«C’est incroyable! C’est vraiment une très belle performance de la part de tous nos employés. Surtout qu’au cours des trois dernières années, nous avons remplacé environ le tiers de notre personnel à la suite de départs à la retraite. Ça démontre que la culture de la sécurité est bien ancrée chez nos employés», s’est réjoui Claude Bélanger, directeur général de la Fonderie Horne.

Un des éléments particulièrement positifs de ce nouveau record, c’est qu’il n’a pas été atteint au détriment de la productivité de l’usine. «C’est donc la preuve qu’on peut combiner sécurité au travail et performance», a fait valoir M. Bélanger.

Ne pas baisser la garde

Claude Bélanger attribue la bonne performance de la Fonderie Horne à l’implantation et l’adoption par tous les employés d’une véritable culture de la sécurité au sein de l’usine, et ce, en tout temps.
Christian Leduc / Glencore Canada Fonderie Horne

Le terme «accident indemnisable» couvre tout type d’accident à la suite duquel un ou plusieurs employés doivent être placés en arrêt de travail. Il ne concerne pas les premiers soins. À cet égard, Claude Bélanger a reconnu que le personnel de la Fonderie Horne ne doit pas baisser sa garde.

«Nous avons encore des accidents qui nécessitent des premiers soins, mais beaucoup moins qu’avant. Au cours des trois dernières années, la fréquence a diminué de près de 40 %», a-t-il indiqué.

Souligner les bons coups

La Fonderie Horne attribue notamment ces améliorations aux invitations régulières qui sont lancées aux employés à réfléchir constamment sur l’amélioration continue. Le programme des Super A en fait partie. «Cela consiste simplement à faire connaître partout dans l’usine les bons coups réalisés par nos travailleurs. En soulignant les bonnes pratiques plutôt que les éléments négatifs, nous espérons inciter tout le monde à emboîter le pas», a expliqué M. Bélanger.

L’usine recourt également à une procédure très rigoureuse en matière d’accident. Dès qu’un événement est déclaré, le travail est immédiatement arrêté et une enquête est enclenchée pour en déterminer les circonstances et les causes.

«Le ou les employés en cause sont ensuite rencontrés et nous les invitons à réfléchir sur ce qui s’est passé et à voir comment ils auraient pu l’éviter. Au besoin, les employés du département concerné doivent suivre une formation supplémentaire ou de rappel», a fait savoir Claude Bélanger.