La mine Géant Dormant pourrait une fois encore renaître de ses cendres

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc Publié le 7 mars 2016

La plus récente évaluation des ressources minérales de Géant Dormant, effectuée en août 2013, en avait estimé le potentiel à 306 100 onces d’or mesurées et indiquées, à une teneur de 12,3 grammes d’or par tonne de minerai, et à 41 700 onces d’or présumées, à une teneur de 12,4 g/T.

©Photo TC Media - Archives

La mine Géant Dormant, silencieuse depuis novembre 2014 à la suite des déboires financiers de Minéraux Maudore, pourrait redémarrer ses opérations dans un avenir proche, alors que Mines Abcourt a conclu une entente pour en racheter les actifs.

Voyez aussi:

Géant Dormant: «C'est une excellente nouvelle»

L’accord conclu avec Restructuration Deloitte, qui agit comme séquestre judiciaire pour les actifs de Mines Aurbec, la filiale de Maudore responsable de Géant Dormant, comprend la mine et son usine de traitement ainsi que plusieurs propriétés et projets miniers, dont la plupart sont situés dans les environs de Lebel-sur-Quévillon.

Le montant de la transaction n’a pas été révélé par Abcourt, puisque certaines conditions restent à satisfaire d’ici le 30 avril. Celles-ci comprennent le transfert des certificats d’autorisation environnementale, la négociation d’une convention collective avec le Syndicat des Métallos ainsi que le transfert d’un montant de 4 M $ déposé en garantie par les anciens propriétaires pour la restauration du site. En contrepartie, Abcourt devra aussi déposer 1,34 M $ en garantie supplémentaire.

Des bénéfices pour plusieurs communautés

Mines Abcourt a fait valoir que cette transaction devrait se révéler bénéfique pour l’Abitibi-Témiscamingue en général et pour les communautés d’Amos, de Matagami et de Rouyn-Noranda en particulier.

L’usine de Géant Dormant permettra en effet de consolider une centaine d’emplois à la mine Elder de Rouyn-Noranda, alors qu’elle en traitera le minerai, tandis qu’une autre centaine de travailleurs devraient être embauchés pour la relance des opérations à Géant Dormant. De plus, le transport du minerai d’Elder à Géant Dormant nécessitera une quinzaine de personnes.

Deux mines potentielles pour Quévillon

La transaction comprend également six propriétés et projets miniers. Deux en particulier pourraient générer des bénéfices tangibles pour Lebel-sur-Quévillon, soit le projet Discovery et la propriété Flordin, situés respectivement à 30 km au nord-ouest et à 25 km au nord de la municipalité.

Le plus récent calcul historique pour Discovery, datant de 2008, avait révélé la présence de 237 075 onces d’or en ressources mesurées et indiquées ainsi que de 294 500 onces d’or en ressources présumées. Des campagnes de forage réalisées en 2010 et en 2011 ont permis de découvrir plusieurs intersections minéralisées supplémentaires. Selon Abcourt, ces résultats justifient une mise à jour des ressources.

Quant à Flordin, d’où 9227 tonnes de minerai avaient été extraites en 1987-1988, la propriété avait fait l’objet d’une réévaluation, en 2011, dans une perspective d’exploitation à ciel ouvert. L’évaluation avait rapporté 162 035 onces d’or mesurées et indiquées ainsi que 97 651 onces d’or présumées, en plus de 4100 onces d’or indiquées et 39 910 onces d’or présumées en ressources souterraines.

La mine Géant Dormant pourrait une fois encore renaître de ses cendres

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc Publié le 7 mars 2016

La plus récente évaluation des ressources minérales de Géant Dormant, effectuée en août 2013, en avait estimé le potentiel à 306 100 onces d’or mesurées et indiquées, à une teneur de 12,3 grammes d’or par tonne de minerai, et à 41 700 onces d’or présumées, à une teneur de 12,4 g/T.

©Photo TC Media - Archives


La mine Géant Dormant, silencieuse depuis novembre 2014 à la suite des déboires financiers de Minéraux Maudore, pourrait redémarrer ses opérations dans un avenir proche, alors que Mines Abcourt a conclu une entente pour en racheter les actifs.

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Géant Dormant: «C'est une excellente nouvelle»

L’accord conclu avec Restructuration Deloitte, qui agit comme séquestre judiciaire pour les actifs de Mines Aurbec, la filiale de Maudore responsable de Géant Dormant, comprend la mine et son usine de traitement ainsi que plusieurs propriétés et projets miniers, dont la plupart sont situés dans les environs de Lebel-sur-Quévillon.

Le montant de la transaction n’a pas été révélé par Abcourt, puisque certaines conditions restent à satisfaire d’ici le 30 avril. Celles-ci comprennent le transfert des certificats d’autorisation environnementale, la négociation d’une convention collective avec le Syndicat des Métallos ainsi que le transfert d’un montant de 4 M $ déposé en garantie par les anciens propriétaires pour la restauration du site. En contrepartie, Abcourt devra aussi déposer 1,34 M $ en garantie supplémentaire.

Des bénéfices pour plusieurs communautés

Mines Abcourt a fait valoir que cette transaction devrait se révéler bénéfique pour l’Abitibi-Témiscamingue en général et pour les communautés d’Amos, de Matagami et de Rouyn-Noranda en particulier.

L’usine de Géant Dormant permettra en effet de consolider une centaine d’emplois à la mine Elder de Rouyn-Noranda, alors qu’elle en traitera le minerai, tandis qu’une autre centaine de travailleurs devraient être embauchés pour la relance des opérations à Géant Dormant. De plus, le transport du minerai d’Elder à Géant Dormant nécessitera une quinzaine de personnes.

Deux mines potentielles pour Quévillon

La transaction comprend également six propriétés et projets miniers. Deux en particulier pourraient générer des bénéfices tangibles pour Lebel-sur-Quévillon, soit le projet Discovery et la propriété Flordin, situés respectivement à 30 km au nord-ouest et à 25 km au nord de la municipalité.

Le plus récent calcul historique pour Discovery, datant de 2008, avait révélé la présence de 237 075 onces d’or en ressources mesurées et indiquées ainsi que de 294 500 onces d’or en ressources présumées. Des campagnes de forage réalisées en 2010 et en 2011 ont permis de découvrir plusieurs intersections minéralisées supplémentaires. Selon Abcourt, ces résultats justifient une mise à jour des ressources.

Quant à Flordin, d’où 9227 tonnes de minerai avaient été extraites en 1987-1988, la propriété avait fait l’objet d’une réévaluation, en 2011, dans une perspective d’exploitation à ciel ouvert. L’évaluation avait rapporté 162 035 onces d’or mesurées et indiquées ainsi que 97 651 onces d’or présumées, en plus de 4100 onces d’or indiquées et 39 910 onces d’or présumées en ressources souterraines.