Le dialogue sera mieux encadré pour les projets miniers

L’AMQ invite les communautés concernées à manifester une attitude d’ouverture

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc Publié le 17 février 2016

Les cinq orientations sur lesquelles reposent les propositions contenues dans le livre vert devraient permettre au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles de mieux encadrer les processus destinés à favoriser le dialogue et désamorcer les différends dans les projets miniers et énergétiques plus complexes, par exemple celui de Gold Bullion, dans le quartier Granada de Rouyn-Noranda.

©Photo TC Media - Archives/Patrick Rodrigue

Le livre vert sur l’acceptabilité sociale est accueilli d’un bon œil par l’Association minière du Québec (AMQ), qui espère cependant que celui-ci ne viendra pas occulter ce que les sociétés minières font déjà en la matière avec leurs partenaires locaux.

Le document a été déposé le 16 février à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand. On peut le consulter au: www.mern.gouv.qc.ca/territoire/acceptabilite.jsp.

Ce livre vert, qui expose les orientations du Ministère en matière d’acceptabilité sociale, fait suite à une démarche lancée en novembre 2014 pour en moderniser les outils et les pratiques. L’objectif visé consistait à favoriser le dialogue entre les parties impliquées dans chaque projet, qu’il soit d’ordre minier ou énergétique.

«Il faudra en faire une analyse plus approfondie pour en saisir toutes les implications pour le monde minier, mais nous pouvons déjà affirmer que ce livre vert envoie le message que le gouvernement souhaite que les projets avancent et que les freins au développement économique soient levés, dans le respect des lois et règlements, mais aussi des gens et de l’environnement. En soi, c’est une bonne nouvelle», a commenté la PDG de l’AMQ, Josée Méthot, par voie de communiqué.

Un rôle actif pour la population

L’AMQ a toutefois prévenu le Ministère que la promotion des avantages liés à l’exploitation responsable des ressources minérales ne devait pas incomber qu’aux entreprises minières.

«Le gouvernement doit mieux appuyer les promoteurs, notamment en encourageant le développement de projets et en expliquant davantage leur importance pour la prospérité du Québec», a ajouté Jean-François Verret, président du conseil d’administration de l’AMQ.

Selon l’AMQ, la population devra elle aussi changer ses perspectives face aux projets dans les débats entourant leur acceptabilité sociale. «Les communautés concernées ont le devoir d’adopter une attitude d’ouverture en s’informant bien sur les projets, en ne les condamnant pas d’emblée, en évitant la méfiance systématique, en posant des questions et en proposant des solutions pour, justement, les rendre acceptables», a fait valoir Mme Méthot.

Le dialogue sera mieux encadré pour les projets miniers

L’AMQ invite les communautés concernées à manifester une attitude d’ouverture

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc Publié le 17 février 2016

Les cinq orientations sur lesquelles reposent les propositions contenues dans le livre vert devraient permettre au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles de mieux encadrer les processus destinés à favoriser le dialogue et désamorcer les différends dans les projets miniers et énergétiques plus complexes, par exemple celui de Gold Bullion, dans le quartier Granada de Rouyn-Noranda.

©Photo TC Media - Archives/Patrick Rodrigue


Le livre vert sur l’acceptabilité sociale est accueilli d’un bon œil par l’Association minière du Québec (AMQ), qui espère cependant que celui-ci ne viendra pas occulter ce que les sociétés minières font déjà en la matière avec leurs partenaires locaux.

Le document a été déposé le 16 février à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand. On peut le consulter au: www.mern.gouv.qc.ca/territoire/acceptabilite.jsp.

Ce livre vert, qui expose les orientations du Ministère en matière d’acceptabilité sociale, fait suite à une démarche lancée en novembre 2014 pour en moderniser les outils et les pratiques. L’objectif visé consistait à favoriser le dialogue entre les parties impliquées dans chaque projet, qu’il soit d’ordre minier ou énergétique.

«Il faudra en faire une analyse plus approfondie pour en saisir toutes les implications pour le monde minier, mais nous pouvons déjà affirmer que ce livre vert envoie le message que le gouvernement souhaite que les projets avancent et que les freins au développement économique soient levés, dans le respect des lois et règlements, mais aussi des gens et de l’environnement. En soi, c’est une bonne nouvelle», a commenté la PDG de l’AMQ, Josée Méthot, par voie de communiqué.

Un rôle actif pour la population

L’AMQ a toutefois prévenu le Ministère que la promotion des avantages liés à l’exploitation responsable des ressources minérales ne devait pas incomber qu’aux entreprises minières.

«Le gouvernement doit mieux appuyer les promoteurs, notamment en encourageant le développement de projets et en expliquant davantage leur importance pour la prospérité du Québec», a ajouté Jean-François Verret, président du conseil d’administration de l’AMQ.

Selon l’AMQ, la population devra elle aussi changer ses perspectives face aux projets dans les débats entourant leur acceptabilité sociale. «Les communautés concernées ont le devoir d’adopter une attitude d’ouverture en s’informant bien sur les projets, en ne les condamnant pas d’emblée, en évitant la méfiance systématique, en posant des questions et en proposant des solutions pour, justement, les rendre acceptables», a fait valoir Mme Méthot.