La FIQ en Abitibi-Témiscamingue vote pour l'entente de principe

Karina Osiecka karina.osiecka@tc.tc
Publié le 11 février 2016

En Abitibi-Témiscamingue, la FIQ compte plus de 1500 membres.

©TC Média: Marie-Hélène Paquin

En Abitibi-Témiscamingue, 95% des membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont voté en faveur de l’entente de principe conclue avec le gouvernement du Québec pour le renouvellement de leur convention collective. C’est le cas de 87 % des membres au Québec.

D’après Francis Morel, porte-parole de la FIQ en Abitibi-Témiscamingue, c’est un résultat significatif pour la région. « Les gains que nous avons obtenus permettront non seulement l’amélioration des conditions d’exercice des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, mais également de la qualité et de la sécurité des soins pour les patients », a-t-il souligné.

Des avancées majeures

En effet, les taux d’emplois à temps complet augmenteront significativement pour permettre une meilleure organisation du travail, des horaires plus stables pour les membres et une plus grande stabilité pour les usagers. De plus, des projets-pilotes de ratios professionnels en soins/patient seront mis en place afin d’assurer la qualité et la sécurité des soins.

Selon la FIQ en Abitibi-Témiscamingue, ces avancés sont dûes à l’appui des membres et de la population en général.  « Si, aujourd’hui, nous pouvons être aussi fières de notre entente, c’est beaucoup grâce à la mobilisation de nos membres en région, mais également à l’appui massif reçu de la population qui voyait, dans notre projet de négociation, des demandes légitimes pour améliorer un réseau de plus en plus piloté par le haut », a indiqué M. Morel.

La lutte continue

Malgré la négociation terminée, la FIQ souhaite poursuivre le combat pour des soins de santé plus accessibles et de qualité.

« Il n’est pas question pour nous de baisser les bras parce que nous avons une entente. Le discours actuel de la direction du CISSS Abitibi-Témiscamingue, qui jure que les services à la population ne seront pas affectés par les multiples compressions budgétaires, est terriblement préoccupant et déconnecté du terrain. Il est à se demander si le ministre Barrette n’exige pas la soumission politique de la part de ses cadres », a conclu Francis Morel.