Un œil magique pour détecter les problèmes miniers avant les mines

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc
Publié le 25 décembre 2016

Là où les examens au microscope électronique sont habituellement ponctuels, les innovations proposées par Aurélie Chopard pourraient mener à des applications métallurgiques et environnementales de routine.

©Gracieuseté - Mathieu Dupuis / UQAT

En examinant les minéraux au microscope optique multispectral dès l’étape de l’exploration, il serait possible de prédire l’impact environnemental des projets miniers.

Cette nouvelle approche a été présentée avec succès par Aurélie Chopard, nouvelle docteure en sciences de l’environnement de l’UQAT, lors de sa soutenance de thèse.

Habituellement, l’industrie minière recourt au microscope électronique dans un processus d’analyse automatisé. Mme Chopard a plutôt employé un microscope optique multispectral. Il s’agit d’un appareil qui enregistre en une seule prise de vue plusieurs longueurs d’onde. Celles-ci sont ensuite isolées en vue d’analyses spécifiques. Il en résulte une analyse beaucoup plus fine des détails et une visualisation de détails qui, autrement, seraient invisibles.

Les travaux de la chercheure ont démontré des résultats prometteurs, étant à la fois plus rapides et plus économiques qu’avec le microscope électronique. «En détectant les problèmes environnementaux dès le début des projets miniers, il sera possible de gérer de manière plus adéquate les rejets miniers», a-t-elle fait valoir.