Les Abitibiens parmi les plus grands consommateurs d’essence au Québec

Marc-André Gemme marc-andre.gemme@tc.tc
Publié le 4 janvier 2016

Rien de surprenant quand on nous dit que plus une région est grande, plus ses habitants consomment d’essence.

©Photo gracieuseté

Une étude récente de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie, réalisée par HEC Montréal, dresse le bilan annuel de la consommation énergétique du Québec. Cette étude démontre que l’Abitibi-Témiscamingue est la deuxième région de la province à consommer le plus d’essence par habitant.

Il n’est pas surprenant d’apprendre que la superficie d’une région a une influence directe sur la consommation d’essence de ses habitants. Plus la région est grande, plus ses citoyens consomment de carburant, ce qui explique le classement de l’Abitibi-Témiscamingue, qui est très vaste.

L’Abitibi-Témiscamingue arrive donc en deuxième position, derrière la Côte-Nord. En 2013, l’Abitibi-Témiscamingue comptait 145 153 habitants, soit 2 % de la population du Québec. La consommation totale de carburant (essence et diesel confondus) de la région se chiffrait à plus de 218 millions de litres, ce qui donne une consommation annuelle moyenne par habitant de 1501,86 litres. La Côte-Nord ne dépasse l’Abitibi-Témiscamingue que par 2,6 litres, s’établissant à 1504,43 litres par habitant.

Les grandes distances qui séparent les villes de l’Abitibi-Témiscamingue expliquent facilement ce niveau de consommation d’essence très élevé. En comparaison, la région de Montréal, qui ne couvre qu’une superficie de 551 km2, mais qui contient près de 25 % de la population du Québec, figure comme la région où la consommation d’essence par habitant est la plus faible. Les près de 2 millions d’habitants de l’Île n’ont consommé que 615 litres de carburant chacun en 2013. Le même phénomène s’observe dans les autres grands centres du Québec, comme l’Outaouais, Laval, Québec et l’Estrie, qui figurent au bas de la liste.

 

Plus d’importations américaines

Fait intéressant sur les importations de pétrole au Canada: en 2012, moins de 5 % du pétrole canadien provenait des États-Unis. Aujourd’hui, celui-ci compte pour plus de 50 % du pétrole qu’on importe. Le pétrole américain provient surtout des états du Texas et du Dakota du Nord. Ce changement est lié au développement rapide du marché du pétrole de schiste chez nos voisins du sud.

 

70 % du transport

Au Québec, 40 % de l’énergie dans le secteur du transport est utilisée dans le transport de marchandises. 30 % sont utilisés par les voitures et le reste se divise entre les camions légers, les avions, les autobus, les trains et autres véhicules.

 

79 % d’essence

Toujours au Québec, 79 % de tous les véhicules carburent à l’essence. 14 % utilisent du carburéacteur, utilisé dans les avions, 4 % utilisent du diesel, 3 % carburent à l’éthanol et 0,5 % roulent à l’électricité.